PARIS – L’Elégance Intemporelle

 

La collection qui sera dispersée par Sotheby’s le 14 septembre prochain provient d’un élégant appartement de la Rive Gauche donnant sur un jardin. La collectionneuse, initiée par son mari l’expert Jean-Pierre Dillée puis conseillée par l’antiquaire Maurice Segoura, l’a constituée sur plusieurs décennies en choisissant avec discernement et patience des œuvres raffinées, tout en privilégiant les objets aux grands meubles ostentatoires.

« J’ai aimé passionnément les objets d’art du XVIIIe siècle. J’ai commencé à acheter sur les conseils de JeanPierre Dillée, mon mari. Nous avions la chance d’avoir, à la maison des objets merveilleux, parmi les plus beaux mis en vente lors de la dispersion de la collection Dillée en mars 2015. Ensuite, j’ai continué à enrichir ma collection conseillée par Guillaume Dillée et Maurice Segoura. J’aimais tout particulièrement les dessins de Carmontelle et les objets montés. Désormais, mon souhait est que tous ces objets apportent tout le bonheur qu’ils m’ont procuré à d’autres amateurs. » Danièle Ricard

De cet ensemble élégant, il en ressort de nombreuses porcelaines montées comme ce vase couvert en porcelaine de Chine bleu à monture de bronze au C couronné, d’époque Louis XV (estimation : 120.000-180.000 €) ; des bronzes dorés à l’éclat chaleureux tel celui des chenets aux Chinois en bronze ciselé et doré du début de l’époque Louis XV (estimation : 30.000-50.000 €), des meubles sobres aux lignes parfaites comme la commode du mystérieux Maître aux Pagodes (estimation : 120.000-180.000 €) et les tables à écrire de BVRB provenant des collections Rothschild à l’hôtel Lambert. Les murs sont ornés de panoramiques et d’un rare ensemble de personnages de Carmontelle dont son autoportrait (estimation : 20.000-30.000 €) aux délicates nuances aquarellées.

Parmi les objets montés, il convient de citer un rare ensemble en porcelaine de Sèvres à fond vert ainsi qu’une curieuse paire de pêches de longévité en céladon, Chine, époque Qianlong, montés de bronze doré typique du goût “à la grecque” de la fin des années 1770 (estimation : 25.000– 45.000 €). Une paire de chenets pour Madame Elisabeth au château de Versailles (estimation : 100.00-150.000 €) et une paire d’appliques à tête d’enfant faune, autrefois dans les appartements du roi Louis XVI à Compiègne (estimation : 60.000-80.000 €), témoignent de choix particulièrement ciblés et guidés par des provenances prestigieuses. De cet ensemble se dégage une atmosphère intimiste et confortable où une subtile harmonie de couleurs dominée par les verts et délicatement orchestrée par la maîtresse de maison, trouve un écho naturel qui se propage sur un jardin où une percée à travers la verdure laisse apparaître le dôme éclatant des Invalides.

 

 

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